Antigel 2018 explore Genève

Genève - Le Festival Antigel investira des lieux éphémères à Genève et dans ses alentours du 26 janvier au 17 février 2018. Antigel propose une programmation interdisciplinaire éclectique mélangeant musique, danse, performances, sport… Au programme de la sélection française, on retrouve notamment Jane Birkin et Virginie Despentes.

Depuis 2011, Antigel invite son public à circuler à travers le canton de Genève pour découvrir des artistes répartis sur tout le territoire. Cette année, pour la première fois, le festival s’étend au Grand Genève et franchit la frontière. Il sera présent dans 23 communes en 24 jours.

La sélection française

Jane Birkin : BIRKIN / GAINSBOURG : LE SYMPHONIQUE
JPEGJane Birkin sera accompagnée par l’Orchestre Symphonique Confluences dirigé par Philippe Fournier. Enveloppé dans une grâce à la beauté fragile, cet hommage orchestral invite la nostalgie sans faire couler les larmes. D’une dizaine de morceaux écrits pour Jane Birkin au mythique Pull Marine légué à Adjani, le répertoire de Serge Gainsbourg s’offre ici du bout des lèvres, portée par quarante-huit musiciens.
Le 9 février à 20h30

Lomepal : FLIP
Avec son album FLIP, le Français Lomepal, véritable phénomène sur la Toile, catapulte à pleine vitesse l’avenir du hip-hop. Nouvelle coqueluche du hip-hop hexagonal, le bonhomme, armé d’un verbe baignant dans le romantisme 3.0, s’écorche brillamment les rotules dans un flow qui fait imploser les genres et bouleverse l’éloquence urbaine.
Le 11 février à 20h00

Nina Santes : Hymen Hymne
Au croisement du travail documentaire et du rituel magique, cinq interprètes jettent un sort à l’ordre établi. Nina Santes s’empare d’une figure de l’altérité : la sorcière. Au-delà de la pratique de la sorcellerie, elle invoque cette figure comme construction sociale : celle qui est qualifiée ou autoproclamée sorcière, qui est rejetée ou qui choisit délibérément d’occuper la marge, celle qui est déviante, dangereuse, celle qui s’empare de son corps et de ses actions pour jeter un sort aux conventions.
Les 6, 7, 8 et 9 février à 20h00 et le 10 février à 19h00

Mickaël Phelippeau : Avec Anastasia
Avec Anastasia est le portrait chorégraphique d’une jeune adolescente de 17 ans qui nous livre sans fausse pudeur et avec beaucoup d’humour sa trajectoire intime. De son enfance en Guinée, à son arrivée en France à l’âge de 11 ans, de ses passions pour les concours de mini-miss et le coupé/décalé, la jeune fille seule en scène nous dévoile, grâce à l’attention que lui porte le chorégraphe Mickaël Phelippeau, l’esquisse d’une personnalité éclatante.
Le 3 février à 20h00 et le 4 février à 18h00

David Mambouch & Marion Leclercq : Nuaj Live Tribut
Après Singspiele créé avec Maguy Marin et Benjamin Lebreton (Antigel 2015), David Mambouch poursuit sa quête des transformations sensibles de l’être. Avec Marion Leclercq (fondatrice du groupe Mütterlein), ils fondent un duo au croisement des disciplines de la scène. Quatorze auteurs, dont Maguy Marin, Pierre Pontvianne et Louise Mariotte, autant de sensibilités qui ont composé une pièce de 3 ou 6 minutes. S’invente alors un cadavre exquis. Chaque auteur prend le poème en cours, dans des termes qu’il n’a pas déterminés, vers des conclusions que nul ne peut anticiper.
Le 30 janvier à 20h00

Virginie Despentes + Béatrice Dalle + Zëro : Pasolini
JPEGEn 2017, Virginie Despentes montait sur la scène de la Madeleine avec le groupe Zëro pour donner corps au Requiem des innocents de Louis Calaferte. L’auteure de Vernon Subutex a pris goût à ces apparitions et a promené son "requiem" inoubliable dans plusieurs salles et festivals en France et à l’étranger. C’est à présent à Pasolini qu’elle a souhaité donner et rendre la parole en conviant l’impétueuse Béatrice Dalle et bien sûr, les membres du groupe Zëro. Ensemble, ils revisitent en musique l’œuvre littéraire de cette figure subversive et visionnaire. Le 31 janvier à 20h00

Pierre Rigal : Même
Un spectacle mêlant théâtre, danse et musique autour d’une variation sur l’identité, l’altérité et la vérité. Une comédie musicale complètement déjantée. Qu’est-ce que le même ? Qu’est-ce que l’autre ? Ici tout arrive au moins deux fois mais, sous l’effet de légers décalages plus ou moins volontaires, rien n’est jamais tout à fait pareil. Jouant sur la répétition et les impressions de déjà-vu, peu à peu le plateau devient schizophrénique.
Les 5 et 6 février à 20h00

Tout le programme en ligne sur le site d’Antigel

publié le 16/02/2018

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