Bâle en scène

Bâle - Le Theaterfestival Basel présente un programme international de théâtre éclectique : projets urbains, productions de danse et de théâtre de renom, performances, nouveau cirque et installations. Quatre productions françaises sont annoncées, du 28 août au 9 septembre et soutenues par l’Ambassade de France.

Ta Da Bone

par (LA)HORDE

Le collectif français (LA)HORDE, qui regroupe trois artistes (Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel) développe sa pratique à travers la mise en scène, la réalisation de films, l’installation vidéo, la création chorégraphique, et la performance.
« TO DA BONE est une œuvre qui souhaite parler d’une certaine révolte intime de la jeunesse. Et qui cherche à s’interroger sur le rôle que peuvent jouer les nouveaux médias, et principalement les réseaux sociaux comme Facebook ou Youtube, dans leur capacité de mobiliser des foules et de susciter des mouvements d’opposition.
Au plateau, plusieurs danses que nous regroupons sous le terme de "post internet" seront réactivées, et plus particulièrement celles issues du mouvement Hardstyle et des Hard-Dances comme le Tekstyle, le Shuffle, le Hakken et notamment le Jumpstyle. »

Le 8 septembre à 21h00 et le 9 septembre à 19h00

Monument 0 : Hanté par la guerre (1913-2013)

d’Eszter Salamon

Eszter Salamon met en scène une danse macabre, entre documentaire, autofiction et performance. Son siècle, de 1913 à 2013, interroge sur les guerres à partir des danses folkloriques, tribales et populaires. Sur une scène, six interprètes grimés de masques guerriers jouent la mort et ses représentations universelles.
Le 29 août à 20h30 et le 30 août à 19h30

À un endroit du début

de Germaine Acogny

La chorégraphe franco-sénégalaise Germaine Acogny présente son spectacle À un endroit du début, sur une mise en scène de Mikaël Serre. « Dans cette pièce nous explorons par la danse les sédiments de l’histoire de Germaine Acogny et de l’Afrique à travers le prisme de la tragédie. C’est un dialogue avec des problématiques de fond archaïques, un creuset riche d’associations chargé des contenus de notre temps. Prendre cette matière comme surface de projection pour nous permettre dans le travail de saisir différemment les questionnements et souffrances de notre époque. C’est un formidable défi que de pouvoir proposer un dialogue fort et sans concession entre l’Afrique contemporaine et le monde tragique antique. »
Le 1er septembre à 19h00 et le 2 septembre à 18h00

Romances inciertos, un autre Orlando

De Nino Laisné et François Chaignaud

« Je ne suis pas celui que vous voyez vivre
je ne le suis plus non, non, non. »
« À la fois concert et récital, Romances inciertos, un autre Orlando s’articule en trois actes, à l’instar d’un souvenir d’opéra-ballet. Apparaissent successivement la Doncella Guerrera, figure médiévale qui nous emmène sur les traces d’une jeune fille partie à la guerre sous les traits d’un homme, le San Miguel de Federico Garcia Lorca, archange voluptueux et objet de dévotion, et la Tarara, gitane andalouse, mystique, séductrice, portant le secret de son androgynie. Au sein d’un délicat écrin baroque, sous le regard de François Chaignaud et Nino Laisné, ces trois identités incertaines se réfléchissent dans un métissage musical et chorégraphique. Par l’épreuve du chant et de la danse, cet autre Orlando, porté par quatre musiciens (bandonéon, théorbe/guitare baroque, violes de gambe, percussions), se lance dans une forme d’épopée dont les métamorphoses incessantes n’assouvissent jamais la quête d’un idéal. »
Les 8 et 9 septembre à 19h00

Retrouvez l’intégralité du programme en ligne sur le site du Theaterfestival Basel

publié le 19/07/2018

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