Daniel Rothenbühler, médiateur littéraire

Daniel Rothenbühler a reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques, le 14 juin 2018, à Berne. Cette distinction vient couronner son engagement personnel et professionnel au service de la Francophonie et sa contribution à l’enseignement du Français Langue Étrangère à travers les lettres.

Cette cérémonie récompensait un grand pédagogue et un amoureux de la littérature. Daniel Rothenbühler a effectué ses études de germanistique et de romanistique à Heidelberg et à Berne. Il s’est investi comme critique littéraire du quotidien Tages-Anzeiger et a participé à la création de la revue Feuxcroisés, qui deviendra plus tard Viceversa.

Former la jeunesse à travers les lettres suisses

JPEGMais c’est surtout dans ses fonctions d’enseignant qu’il va partager sa passion de la littérature. Il participe au lancement du projet « Collection ch dans les écoles », couvrant l’ensemble de la Suisse. Le concept : faire découvrir aux élèves du secondaire II « l’autre littérature » suisse, et ce par le français et l’allemand.

Il plaide en faveur d’un « pays de polyglottes », et propose des moyens de maintenir, voire d’améliorer le niveau atteint par les élèves dans la deuxième langue nationale, notamment par l’introduction d’un certificat unique pour tous les jeunes d’une même région linguistique, sans omettre de mentionner l’exemple réussi du Delf et du Dalf.
Il co-dirige, dans le domaine des études supérieures, la création d’un Bachelor en "Ecriture littéraire" à la HKB (Hochschule der Künste Bern) et participe à l’ouverture de l’Institut littéraire de Bienne. Avec ces mêmes institutions, en 2010, il mène un projet de recherche sur l’interprétation (AutorInnenauftritte).
Enfin, entre 2009 et 2011, il participe à la création du prix « Le roman des romands » décerné par les lycéens suisses.

Parallèlement à son métier de professeur, Daniel Rothenbühler s’investit sur la scène de l’édition suisse. Il établit des ponts entre l’allemand et le français et participe à l’enrichissement de la vie littéraire suisse, grâce à son rôle de médiateur. Tour à tour, il est critique, jury, programmateur, traducteur.

Un médiateur littéraire

JPEGIl préside à deux reprises le jury du Prix littéraire "Robert Walser", décerné alternativement en français et en allemand, à une première œuvre de fiction. Jusqu’en 2018, il est membre du comité de sélection du Prix suisse de littérature, remis chaque année par l’Office fédéral de la culture. Dans ce cadre, il reçoit les étudiants Alumni du Choix Goncourt de la Suisse pour analyser avec eux les mécanismes qui orientent les choix d’un jury.

Incontournable du monde de l’édition

Sollicité par les éditeurs suisses pour rédiger préfaces et postfaces pour de grands noms de la littérature suisse tels que Heike Fiedler, Peter Bichsel ou encore Franz Hohler, il s’est aussi consacré à d’importantes monographies sur Franz Kafka, Hans Fallada, Max Frisch, ou encore Gottfried Keller.

En plus de collaborer avec de multiples maisons d’édition, il a participé à la création de la collection « Edition spoken script » et en est co-éditeur. Il a aussi traduit avec sa femme Nathalie Kehrli, Faut quitter Schummertal ! de Pedro Lenz, un auteur de renommée internationale.

Enfin, il s’est impliqué dès l’origine dans la première rencontre entre professionnels franco-suisses alémaniques de l’édition, organisée par le Service culturel de l’Ambassade de France en marge des Journées littéraires de Soleure en mai 2018.

publié le 06/07/2018

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