Fureur poétique

La galerie Strauhof à Zurich, présente une exposition intitulée « Fureur poétique ». Elle décortique les processus de création littéraire de certains écrivains (parmi lesquels des Français) : écritures extatiques, production sous psychotropes, inspiration planifiée… Le vernissage se déroule ce jeudi 9 février.

Que ce soit Hermannsburg, Jean Cocteau, Friedrich Dürrenmatt, Marie von Ebner Eschenbach, Jack Kerouac, Meret Oppenheim, Marcel Proust ou Robert Walser… quel est leur secret d’écriture ?

Le baiser de la muse

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Opium
Jean Cocteau, journal d‘une désintoxication (1930)

L’écriture véritable serait-elle l’unique fait du baiser de la muse : une inspiration transcendantale dont les écrivains ne seraient que les dépositaires ?
D’autres paramètres viendraient pourtant s’adjoindre au cocktail, comme la consommation, concédée ou non, d’alcool, de drogues et d’autres stimulants, qui provoqueraient l’expansion de la conscience, l’augmentation de la concentration, un état de ravissement frénétique.

La fureur d’écrire

L’exposition à Strauhof explore les différents états de l’acte d’écriture. Elle part du mythe de la « poeticus furor », ce culte du génie qui, du temps de Goethe, a connu son apogée, puis une renaissance fulgurante dans les temps modernes, notamment avec Kafka et Rilke.

Manuscrits frénétiques

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Notizheft
Marie von Ebner-Eschenbach (ca. 1850) Moravský zemský archiv v Brně

L’exposition retrace les différentes étapes du processus d’écriture, de la paralysie face à la page blanche à des formes pathologiques de graphomanie, en passant par l’écriture automatique, largement employée par les Surréalistes à Paris.
Les visiteurs sont invités à se plonger dans le monde fascinant de l’inspiration poétique et à explorer des manuscrits de Peter Bichsel, Hermannsburg, Jean Cocteau, Friedrich Dürrenmatt, Marie von Ebner-Eschenbach, Jack Kerouac, Thomas Mann, Friederike Mayröcker, Mariella Mehr, Paul Nixon, Meret Oppenheim, Marcel Proust, Robert Walser, Adolf Wölfli.

Vernissage le jeudi 9 février 2017, rendez-vous à 18h30 à l’Eglise Saint-Pierre pour une performance, puis visite de l’exposition.

publié le 13/02/2017

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