Le salon du livre et de la presse à Genève : une expérience littéraire étonnante

Olivia, 14 ans est une Française installée en Suisse depuis 3 ans. Collégienne en classe de 3e à l’école française internationale de Berne, elle était au Salon du livre et de la presse à Genève, pour son inauguration le 26 avril. Reportage dans les allées littéraires.

Pour moi la lecture est plutôt un plaisir, particulièrement les romans d’aventure. A l’école (www.efib.ch), nous avons déjà lu plusieurs livres comme Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor ou Sa Majesté des mouches de William Golding.

Très intéressée par les livres, je me suis rendue au salon de Genève, qui se tenait à Palexpo. J’y ai visité les différents stands des exposants répartis en plusieurs sections sur le salon. En tant que lectrice de roman, j’ai aimé le fait que des éditeurs comme Gallimard ou Actes Sud présentent de nombreux livres et nouveautés. A ce titre, le Québec, pays hôte d’honneur du salon permettait de découvrir de nouveaux auteurs.
De nombreuses activités interactives étaient à disposition des visiteurs. Par exemple, des casques de réalité virtuelle pour les enfants, manière ludique et innovante d’apprécier la littérature ou des jeux concours : des voyages ou encore des stages de langue.
Des auteurs y faisaient même des dédicaces, mais pour certains, la file d’attente était immense !

Olivia au salon du Livre - JPEG
Le salon du livre (www.salondulivre.ch) était très bien malgré les inconvénients comme le bruit, les nombreux élèves qui s’éparpillaient et courraient dans le salon…Et, pour ma première visite de Palexpo, je l’ai trouvé un peu petit pour une salle d’expositions.

J’ai aussi eu la chance d’assister à plusieurs tables rondes et débats destinés aux professionnels. On y parlait de différents thèmes comme la circulation des livres en francophonie. J’y ai aussi entendu des libraires qui faisaient partie de l’association internationale des libraires francophones (AILF), Madame l’Ambassadeur Anne Lugon-Moulin du département fédéral des affaires étrangères suisse, qui a pris la parole au début des assises de l’édition francophone puis lancé le sujet sur la diffusion des livres au delà des frontières (enjeux très important pour la francophonie). J’ai aussi participé à un atelier qui parlait de l’importation et l’exportation du livre, afin de faire de nouvelles découvertes littéraires. Cependant, le contenu était parfois un peu compliqué pour moi, car l’industrie du livre, c’est avant tout des maths et du droit.

J’ai également pu découvrir de nouvelles notions comme le phénomène Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), selon lequel, les géants du Net exploitent les biens culturels gratuits sans financer leur renouvellement. De plus, le livre numérique est un nouveau support qui n’a pas que des avantages.
En effet, les livres numériques mettent en danger le secteur de l’édition car on ne sait plus où les textes circulent. Pourtant, il m’est arrivé de lire plusieurs livres sur ma tablette tactile mais, ils ne se sont jamais échappés !

publié le 11/05/2017

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