Ma Thèse en 180 secondes, un concours international

La 5e finale internationale du concours francophone d’éloquence et de vulgarisation « Ma thèse en 180 secondes » a eu lieu à Lausanne le 27 septembre 2018. Le Français Philippe Le Bouteiller a remporté le 2e prix du jury et le prix du public.

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » (L’art poétique, Nicolas Boileau, 1674). Les 18 doctorants qui ont concouru le 27 septembre à la finale internationale de « Ma thèse en 180 secondes » en ont fait la démonstration. S’exprimant devant un public de plus de 600 personnes réunies à l’Université de Lausanne, et d’autres qui ont suivi à distance le concours qui était retransmis sur les réseaux sociaux, les finalistes ont chacun exposé leur travail de recherche en moins de trois minutes.

Pédagogies innovantes, à des fins médicales au Canada ou linguistiques au Maroc, développement de nouveaux médicaments plus efficaces et éco-responsables au Cameroun, en République Démocratique du Congo ou au Bénin, étude sociologique du vin en Suisse, … Les sujets étaient variés. Le jury était international lui aussi. Il était présidé par Madame Micheline Calmy-Rey – ancienne Présidente de la Confédération –. Il a décerné trois prix, tandis que le public présent sur place a pu voter pour un prix spécial.

Le concours a été remporté par Geneviève Zabré, du Burkina Faso, pour sa présentation sur l’utilisation des plantes médicinales afin de limiter l’émission de méthane nature émis par les ovins. Le deuxième prix a été décerné par le jury au français Philippe Le Bouteiller pour son travail sur la propagation des ondes sismiques, qu’il réalise à l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université de Grenoble-Alpes. Celui-ci a également reçu le Prix du public. Le troisième prix a été remporté par Veronica-Diana Hagi de Roumanie, pour son travail sur un outil didactique original : la biographie linguistique.

Trois gagnants 2018 de la finale internationale
L'Ambassadrice de France et Philippe Le Bouteiller
« Ma Thèse en 180 secondes » a été lancé au Québec en 2012 par l’Association francophone pour le savoir et étendu en 2014 à l’international. La France a été partie prenante de ce concours international dès la première édition internationale en 2014 et la Suisse depuis 2016. En France, le concours est organisé par le CNRS et la Conférence des présidents d’université. En Suisse, il est organisé par la Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO).

publié le 23/10/2018

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