Michel Mayor, découvreur d’exo-planètes

L’astronome suisse Michel Mayor a été fait Officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur. Il est notamment le découvreur des exo-planètes, ouvrant ainsi des voies nouvelles hors du système solaire.

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51 Pégasus b, c’est le nom donné à la première exo-planète découverte en 1995 par Michel Mayor. Elle sera suivie par une longue série d’objets planétaires en dehors du système solaire et la création d’une véritable zoologie pour ces exo-planètes. La découverte, fondamentale, de planètes en dehors du système solaire va mettre Michel Mayor sur le devant de la scène.

Michel Mayor est né à Lausanne où il commence ses études universitaires en physique théorique. Puis, dans le cadre d’un poste à l’Observatoire de Genève, il soutient une thèse en 1971 consacrée aux propriétés cinématiques des étoiles.
A Cambridge, lors d’une conférence, il découvre la méthode dite de « corrélation croisée » qui permet de mesurer les vitesses radiales d’une étoile avec une précision mille fois plus grande qu’avec des plaques photographiques. Cette méthode permet d’envisager un nouveau type de spectrographe. La rencontre avec André Baranne est décisive pour concrétiser ce projet.

Un spectrographe dénommé ELODIE

En 1977, à l’Observatoire de Haute Provence, avec André Baranne, opticien à l’Observatoire de Marseille, il a mis au point un spectrographe dénommé ELODIE qui permet d’obtenir des mesures de vitesses radiales suffisamment précises pour découvrir 51 Pégasus b.
En 1988, Michel Mayor devient Professeur à l’Université de Genève, puis en 1998 directeur de l’Observatoire de Genève.
La France a honoré le Professeur Mayor par de nombreux prix et distinctions dont le grade de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur dès 2004.

publié le 12/10/2017

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