Poésie en arrosoir

Evologia - La 15e édition du festival Poésie en arrosoir propose une programmation riche en spectacles : théâtres, lectures, performances...

Les trois derniers spectacles de la programmation du festival Poésie en arrosoir ont tous une touche française.
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Tu devrais venir plus souvent, de l’auteur français Philippe Minyana

" Avec cette radiographie de l’ordinaire, touchante, amusante et authentique, la cie biennoise FRAKT’ signe sa sixième création. Tu devrais venir plus souvent déroule sa prose poétique pour dire le retour à la maison et la difficulté de se retrouver. Dans une langue fluide et musicale, l’auteur réussit à faire jaillir à la fois le comique des situations et la charge poétique du quotidien : sourires figés, repas à rallonge, défilé de vieux copains, vérités qui claquent. Avant d’entreprendre le périple, on se remémore la dernière visite : les paysages inchangés qui défilent, la maison, les odeurs, les voix, les regards de la parentèle. On se réjouit des retrouvailles et on les appréhende. On se sent déraciné. On aurait bien besoin de consolation.
Le spectacle offre un temps et un espace propice à une écoute attentive et sensible, loin de l’agitation de nos vies modernes. C’est une invitation à faire son propre voyage par la présence des corps des comédiens-ennes, par le pouvoir de la parole reconstituée et par l’univers sonore qui invite à «  tendre l’oreille  ».

Rêves tissés, par la Cie I.R.E.A.L

"Les spectateurs sont invités à entrer dans une grande cabane tissée de fil blanc, métaphore de notre monde en construction et de sa fragilité. Elle est habitée par deux comédiennes qui se mettent à raconter une histoire où s’entremêlent l’univers quotidien des ouvriers du textile et un conte traditionnel tibétain où une femme rêve d’un monde plus beau et se met à le tisser jusqu’à ce qu’il recouvre l’Ancien Monde.
Le décor est éclairé par les installations vidéo de Bénédicte Alloing. L’odorat est également mobilisé par des ambiances olfactives stimulant l’imaginaire.
Chaque spectateur poursuit le rêve du conte en y ajoutant un peu du sien grâce à une bobine de couleur reçue au début du spectacle. L’expérience se poursuit par un temps de déambulation libre au sein de l’installation."

Une saison en enfer

"Rimbaud écrit Une saison en enfer entre avril et août 1873. Il erre entre Paris, Londres et Bruxelles, accompagné le plus souvent par Verlaine avec qui il vit une liaison tumultueuse. Cette liaison se finit dans une dispute où Verlaine blesse Rimbaud d’un coup de feu, en juillet 1873.
Ce long poème en prose est le récit d’un renoncement. Marqué par les déceptions artistiques, le dégout des origines et l’impossible quête de salut, Rimbaud voulait changer sa vie et il constate son échec. Ce texte marque un tournant dans son œuvre. Seules suivront quelques Illuminations. Ensuite, il partira en voyage, puis s’engagera comme mercenaire, et plus tard, comme marchand.
Accompagné par la musique de Baptiste Tanné, Yann Lheureux propose une parole concrète de Rimbaud. L’acteur met son corps à l’épreuve en le plongeant dans des seaux de peinture. Un spectacle audacieux qui nous plonge corps et âme dans les tourments de Rimbaud."

Toutes les informations en ligne sur le site du festival Poésie en arrosoir

publié le 10/07/2017

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