Prévert, piano et poésie

Le pianiste Alexandre Prévert se produira à Genève, le 8 avril, et à Berne, le 15 avril. Son « seul-en-scène » intitulé « Prévert, piano et poésie » est un concert-spectacle, joué en français ou en anglais à l’étranger, qui s’articule autour de grandes œuvres pour piano classique reliées à des écrits poétiques, dans une mise en scène épurée et accessible à tous les publics.

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Racontez-nous votre parcours personnel…

Je suis un jeune pianiste de 20 ans, né en Isère. Et je vis depuis plus de 10 ans en Savoie, à la frontière franco-suisse. Je suis actuellement en train de conclure ma double licence au Conservatoire de Paris pour le piano et à la Sorbonne pour la musicologie.
J’ai aussi un côté sportif. J’ai été champion de France minime de judo. Mais j’ai finalement arrêté. Il a bien fallu faire un choix entre le sport et la musique !
Mes parents m’ont mis un petit clavier sous les doigts, alors que je n’avais même pas 4 ans. Je peux encore revoir mes premiers morceaux car nous avons encore des films de l’époque. J’ai tout de suite trouvé cela très ludique, plaisant, tactile. Alors rapidement j’ai progressé et j’en suis arrivé à passer des concours. L’aspect du jeu m’avait convaincu dans un premier temps. Puis, la dimension de la compétition m’a entraîné. Enfin, au contact des génies qui ont fait l’histoire du piano, j’y ai pris goût. J’ai pris conscience des ondes et des vibrations que la musique engendre dans notre corps et je me suis laissé totalement emporter.
J’ai commencé à donner des concerts en 2014, à 17 ans. J’ai notamment fait la première partie de la pianiste Anne Queffélec, qui est comme ma marraine musicale. Puis, j’ai eu envie de monter mon propre spectacle.

Quel est le principe de votre spectacle « Prévert, piano et poésie » ?

Au fur et à mesure de mon parcours, j’ai commencé à analyser ce qui m’inspirait dans mon travail. Je voyais que, bien souvent, le compositeur, quand il écrit sa pièce, éprouve le besoin – dans des lettres, des annotations…- d’apporter des éléments complémentaires aux notes et qui peuvent aider l’interprète. Je me suis dit que le public pouvait aussi avoir le droit à ça. Bien sûr, c’est à l’interprète de présenter l’œuvre au public. Mais pourquoi le priver de tout ce qui entoure l’œuvre, qui fait la musique, qui est à la base du processus créatif du compositeur. Tout comme moi je me sers de ces éléments dans mon travail, le public peut s’en servir dans son écoute.
Dans un format de concert traditionnel, on ne trouve ni le temps, ni l’occasion, de commenter l’œuvre. Parfois, on parvient tout juste à fournir une contextualisation historique. Mais il est difficile de développer les éléments autour de l’inspiration artistique de l’œuvre.
Dans mon spectacle, je me suis permis d’apporter mes connaissances et le fruit de mon travail personnel sur les pièces que je vais jouer, mais aussi de les lier à des œuvres poétiques. Une mise en scène facilite la mise en relation entre un contenu poétique et un morceau de musique. Certains des morceaux choisis ont été composés sur un poème. Mais, parfois, c’est moi qui me suis permis d’établir des liens.

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Et comment allez-vous articuler ces éléments ?

Le spectacle comprend plusieurs temps. Il y a un temps artistique durant lequel je vais agencer huit poèmes et huit morceaux. Les compositeurs sont : Mozart, Liszt d’après Schubert, Ravel, Stravinski, Debussy, Kurtàg et Bach. Préalablement à cette séquence, j’explique ce qui va se passer et ma manière de travailler. Enfin, pour introduire et pour conclure le spectacle, je vais dire un poème de Jacques Prévert.

Qu’est-ce qui vous amène en Suisse ?

Le spectacle sera donné dans quatorze villes, en France, en Suisse, mais aussi en Angleterre et au Pays de Galles. Depuis que j’ai commencé mon aventure musicale, j’ai développé beaucoup de contacts en lien direct, avec des programmateurs, des directeurs de salles, … Aussi, j’ai pu organiser une véritable tournée.
Pour ce qui est de la Suisse, étant donné que j’habite à Aix-les-Bains, il était très facile de venir à Genève. Quant à Berne, j’y ai joué l’an dernier. J’y avais ressenti quelque chose de particulier dans ce que me transmettait le public. On sent qu’il y a une véritable connaissance et un grand respect de la musique classique.

A Genève, le samedi 08 avril, à 20h00, au Studio Gabriele de Agostini, rue François d’Ivernois
A Berne, le samedi 15 avril à 20h Französische Kirche-Le Cap, Predigergasse 3

Entrée libre sur réservation à : piano.prevert@gmail.com

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publié le 29/03/2017

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